04/03/2008

LA VIE A UNE

03/09/2007

Un air de fin

Dernière ligne droite avant le retour sur Paris et d'autres aventures. Il me reste une unique journée de tournage et déjà je ressens un peu du vide inévitable que représente la fin d'un projet commun.
Ce que nous avons partagé depuis presque un mois maintenant, dans le travail comme dans les rencontres est l'essence même du plaisir de ce metier.
C'est le bonheur mais aussi le drame du métier de comédien qui ne peut s'exercer qu'avec les autres, dans le partage.
Un peintre peut faire jaillir des lumières et des paysages dans la solitude de son atelier.
Un musicien faire resonner son instrument et composer dans sa chambre. Un auteur creer des mondes nouveaux et entier avec la seule encre de son stylo, mais le comédien se doit d'être vu et regardé par l'autre, spectateur miroir de la vie qu'il joue sans discernement. C'est pourquoi nous vivons pleinement cette chance de partager notre plaisir d'avoir l'opportunité de créer. Sur scène, sur un plateau, partout où un public peut nous acceuillir.
C'est pourquoi aussi les acteurs sont fragiles et doivent être protégés. Avis aux volontés de destruction du système de l'intermittence!
Maintenant notre travail va nous echapper pour etre repris par les monteurs et le réalisateur qui va terminer son film.
Nous aurons alors le plaisir de découvrir comme vous ce que toute cette énergie a crée, et là...
Que le bonheur soit au rendez-vous... 

15/08/2007

Du ciel comme de l'eau

335a33afa28ce5e07ad44af1c874e2e0.jpgJe profite de ce que l'on appelle une journée Off pour vous faire un petit bisou en direct de la Rochelle où le tournage a débuté maintenant depuis quelques jours.

Je comptais profiter de ce 15 août pour découvrir la ville et m'abandonner aux rues étroites de pierres blanches et à la mer qui manque toujours trop, mais tout n'a été que repli!

J'ai pu marcher parmi les touristes en ciré sur le port, j'ai pu m'asseoir "chez André" pour deguster un bar rôti aux asperges, mais impossible de me prélasser  sur les quais, au soleil, et encore moins de pousser une pointe jusqu'à l'île de Ré pour marcher sur la plage. la pluie régnait.

Elle m'a surpris en sortant du restaurant Mais bien décidé à ne pas me laisser faire je l'ai bravé, en T-shirt, mais sans grande conviction. Direction Hôtel où un bon thé chaud et une douce musique me permettent de passer cette après-midi confortablement.

Heureusement mes camarades de jeu tournent en intérieur aujourd'hui et pourront jongler avec le ciel sombre. Mais quid des jours prochains où nous aurons des exterieurs à tourner? Et même une scène à la plage!

Qu'importe, à chaque jour suffit sa peine et nous verrons l'heure venue. Pour le moment, je vous confirme le plaisir immense que j'ai à participer à cette aventure enthousiasmante. Il y a sur le plateau et depuis la préparation au sein de cette nouvelle boîte de prod (making Prod), une énergie ravigorante et positive qui est douce à vivre et pleine de promesses. Un réalisateur heureux et des comédiens disponibles, une équipe technique de premier plan et un but commun, un Film! quoi de plus stimulant pour un comédien comme moi!

Je me glisse dans un personnage different de ce que la plupart d'entre vous m'ont vu faire ces derniers temps. La comédie est un travail d'orfevre que j'ai souvent abordé au theâtre et que je poursuis ici à la télé après "Elodie Bradford". Il y faut de la nuance tout autant que du rythme et de la précision. Et j'ai la chance d'être entouré de partenaires délicieux. La magnifique Claire Keim, toute en douceur et en instinct, la non moins jolie Linda Hardy, surprenante et charmante. Serge Hazanavicius, déjanté, et mon partenaire de 10 ans de theâtre, Bruno Putzulu, que je retrouve seulement et malheureusement dans quelques scènes!

Si j'ai quelques minutes encore sous la pluie, je vous tiendrai au courant de cette aventure Rochellaise. A très vite!!!

26/01/2007

Selon vous...

Je ne suis pas télévore et ne suis pas forcément la mode. Souvent ce sont les personnes de mon entourage (très série) qui me parlent de l'ambiance, des personnages, de l'humour d'une série avant que je ne me décide à regarder.

Je me suis décidée à visionner RIS de par mon implication sur le site officiel de Jean-Pierre et surtout par curiosité pour ce nouveau format, cette nouvelle technique "plus américanisée".  Devant les réactions aussi diverses que passionnées je me demande ce qui fait pour vous "une bonne série" ?

Après avoir lu des témoignages sur le festival des scénaristes à Aix les Bains cette année, je me dis que certaines séries françaises telles que RIS, David Nolande.. sont un peu le tremplin des "séries de demain" avec toutes les imprécisions, les tatonnements que cela implique.

Qu'est ce qui vous fait dire que telles ou telles séries sont de bonnes séries ?

Lyne

06/02/2006

Réalité et fiction...

"Ce n'est pas la réalité qui compte dans un film, mais ce que l'imagination peut en faire"

Charlie Chaplin

 

10/12/2005

RIS, police scientifique en janvier 2006

Cinq enquêteurs, trois hommes et deux femmes, font équipe au sein d’un laboratoire d’enquête et d’analyse de la police scientifique, le R.I.S. Ils sont chargés de rechercher et de prélever tous les indices matériels et biologiques qui leur permettront de reconstruire le crime en s’attachant à trouver exactement la façon dont il a été commis.

De prélèvements en analyses, d’expertises en résultats, nos scientifiques apportent ainsi leur concours à la police et à la justice pour résoudre les affaires les plus délicates.

R.I.S. , une série d'un genre nouveau : un format de 52', un rythme soutenu, une narration elliptique, une multiplication d'histoires et de points de vue sur les étapes de l'enquête. Les enquêteurs comme les téléspectateurs entrent directement au coeur de la scène. Les intrigues, organisées autour de plusieurs héros offrent au public de multiples possibilités d'identification.

Distribution : Jean-Pierre Michaël, Pierre-Loup Rajot, Stéphane Metzger, Aurélie Bargème, Barbara Cabrita.

pour + de détails : http://www.jpmichael.com

24/11/2005

Clap sur RIS, police scientifique

Rue Soufflot, 9h30 du matin le 08 novembre.
Le temps est couvert, un peu frais, l'équipe technique est depuis longtemps présente sur les lieux en pleine préparation de la scène suivante à filmer. Nous sommes, Julie et moi, dehors face au cyber café où se tourne une scène de RIS. A l'intérieur s'activent le caméraman, les autres techniciens, les comédiens patientent.

Jean-Pierre, en pause, nous rejoint peu de temps après et nous explique brièvement la scène à venir. Apparemment nous avons déjà raté l'arrivée de la police sur les lieux, une descente très rapide et risquée.

Mais maintenant Marc Venturi (Jean-Pierre) doit sortir du véhicule et s'élancer dans le cyber café suivi de près par son coéquipier, Pierre Morand, agent de police. Un assassin aurait semble t'il envoyé un email de cet endroit...

Le staff technique organise la salle « au millimètre près » : caméras, lumières, décor, tous se mobilisent pour les prises de vues, les discussions s'engagent, les figurants sont prêts... Nous voyons brièvement un clap près de la porte d'entrée et imaginons le metteur en scène dire "moteur !".  Les prises s'enchainent, l'ingénieur du son tient la perche en regardant par la fenêtre... et si le micro ne semble pas être dans le cadrage  nous si.. Regards sur nous...(Julie s'en aperçoit et nous nous déplaçons au plus vite...). Ni vues ni connues !

Cette simple scène a pris 3 heures et a demandé une dizaine de prises.

Ambiance de tournage studieuse, entrecoupée de pauses méritées pour les comédiens et l'équipe avec retouches maquillage et coiffure (hum !). Je suis étonnée de voir les comédiens aussi patients, ils doivent recommencer la prise si elle ne semble pas correcte, patienter et recommencer, discussions, portables, concentration, nouveaux essais...

Les passants semblent curieux et étonnés ! Ils regardent intrigués Jean-Pierre s'élançant vers la porte "il y a un tournage ? c'est quoi ?, il y a de l'actiiiiiiion !!!" et hop quelques petites pubs RIS par ici et par là.

A nouveau seule, pendant qu'une partie de l'équipe (dont Jean-Pierre) part en repérage, je me faufile près du matériel technique, aussi discrètement que possible (imaginez un éléphant dans un magasin de porcelaine...)  et survole d'un oeil curieux toute la technique disposée là sur le sol, impressionnant ! Chaque personne est à sa place et à un rôle bien précis. On dirait un orchestre où chacun connait par coeur sa partition.

Merci à toi, Jean-Pierre pour nous avoir permis de percevoir cette ambiance si particulière que celle d'un tournage. C'est un petit moment "hors du temps" qui peut te paraitre à toi et aux autres acteurs, ordinaire (encore que...) mais c'est réellement magique ! Et je comprends mieux ta soif d'apprendre, de partager, d'être présent face à la caméra, ce "petit appareil" qui sait vous séduire et vous captiver autant qu'elle vous impressionne...

Et bravo à toute l'équipe de RIS pour leur travail et leur dynamisme !!!

Lyne ;)

09/10/2005

Trois pneus sont déchiquetés...

Trois pneus sont déchiquetés, la voiture est criblée de balles. Quelques mois passent, un matin de mars 63 le colonel Bastien Thiry s'éveille, ce matin là ne sera jamais comme les autres... il va mourir.

A l'annonce du tournage du "Petit Clamart" (titre original du docu-drama), je suis restée ébahie ! Jean-Pierre a le rôle principal !!!! Mais qui est ce personnage ? Bastien Thiry ? ?, la machine se met en route, documentation, extrait audio, photo et là Ô surprise... La ressemblance est frappante.

 

Les feuilles se froissent, les images se dessinent, les idées, l'histoire s'entrechoquent une seule certitude ... tout est là, Jean-Pierre ne peut être que Bastien ! C'est LUI, c'est LE rôle. Jean-Pierre semble porté par ce rôle, incroyablement prêt.

Je n'ai rien vu du tournage, fébrile à la moindre défaillance, non tout se passait bien... et puis un soir de septembre,  ma boite mails s'affole ! quelques photos (j'adore ces petits cadeaux, message perso :), c'est toujours le moment de la découverte après tant d'impatience, de curiosité, de frustration parfois. Une photo attire mon attention... cet homme assis là dans ce parloir semble perdu :  mélange de lassitude, de désespoir, désillusion.. je ne sais réellement, mais je me représente Bastien Thiry ainsi. Jean-Pierre n'est plus Jean-Pierre.

J'espère qu'il sera à la hauteur de ces images me suis je dis. Je n'en doute pas mais irrémédiablement le trac est là. Et l'attente se fond à nouveau dans le quotidien. Surprise ! le tournage terminé reprend pour quelques scènes supplémentaires, nouvelle attente (...). Finalement le titre du film sera : "ils voulaient tuer De Gaulle".

Le jour J arrive, les réactions sont toutes identiques, les acteurs ont été sensationnels. Sans entrer dans les détails politico/historiques, ils ont su, chacun, porter ces personnages à bout de bras, Jean-Pierre en particulier.

Une émission radio, sur Europe 1 je crois, m'a beaucoup amusé. L'animatrice (oups j'ai oublié son nom) semble passer au scalpel tous ses invités et au lendemain de la diffusion, Jean-Pierre et le producteur du film sont en direct... Je me suis dis "il va passer à la casserole". Et bien non, cette journaliste semblait plutôt satisfaite (entre parenthèse, bravo pour le trait d'humour, bête de scène.... ) et elle l'avait d'ailleurs remarqué précédemment dans Joséphine ange gardien !

Etrangement ce n'est pas, cette fois, la diffusion du film qui m'a soufflé, mais tout ce cheminement en amont. Je ne remercierais jamais assez Jean-Pierre pour m'avoir fait vivre et partager cette émotion presque quotidiennement. Il le méritait ce rôle !

Lyne

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photo -©Arnaud Lemorillon-©www.jpmichael.com

07/10/2005

R.I.S : Recherche Investigation Scientifique

prochainement sur TF1 (à venir).

Cette série sera prochainement diffusée sur TF1 (début 2006). Jean-Pierre en sera l'un des principaux protagonistes et pour avoir vu quelques images, il pourrait bien vous surprendre :)

Pour en savoir + rendez-vous sur le site officiel : www.jpmichael.com

Lyne